
Entre conférences inspirantes et visites d’installations de pointe, l’événement a mis en lumière une faculté résolument tournée vers l’avenir.
Les invités ont d'abord assisté à une série de présentations dressant le portrait d'une institution en pleine transformation. Le message d'ouverture était clair : la philanthropie n'est pas qu'un appui financier, c'est le véritable moteur qui permet à la Faculté de compenser les défis de financement et de propulser l'innovation pédagogique et la recherche.
Un sous-financement qui commande l'ingéniosité
Le doyen Simon de Denus a donné le ton d'entrée de jeu, sans détour : les universités québécoises, en pharmacie reçoivent environ 60 % du budget par étudiant accordé à leurs homologues canadiennes. Pourtant, on y forme des pharmaciens, des professionnels du médicament et des chercheurs dont la formation est bien entière. Dans ce contexte, la philanthropie n'est pas un luxe, c'est un moteur essentiel d'innovation.
Depuis quatre ans, la Faculté de pharmacie est engagée dans la grande campagne de l'UdeM L'heure est brave. Les dons reçus jusqu’à présent ont permis, entre autres, de moderniser les laboratoires de pratique, de créer le Centre de simulation Pharmaprix et de tripler le nombre de bourses étudiantes. Plus dynamique que jamais, le doyen a également présenté le futur campus délocalisé dans les Laurentides, prévu pour l’automne 2027.(Voir l’article : L’UdeM ouvrira un campus dans les Laurentides pour les études en médecine et en pharmacie). Ce projet ambitieux s’accompagne d’ailleurs d’une refonte complète du programme de Pharm.D. prévue pour 2027, misant sur une complexité croissante et une exposition clinique précoce.
Une recherche de pointe vulgarisée
Plusieurs professeurs et professeurs de clinique de la Faculté étaient également présents également pour partager les avancées rendues possibles grâce aux dons de nos généreux donateurs dans des domaines cruciaux. On a ainsi pu lever le voile sur l'utilisation des nanoparticules pour livrer des thérapies géniques directement dans le foie, offrant un espoir pour des maladies rares aujourd'hui très coûteuses à traiter (Simon-Pierre Gravel, Fonds Madeleine Tremblay-Servier).
La pharmacogénomique a aussi été abordée, illustrant comment l'étude de l'ADN permet de mieux comprendre pourquoi certains médicaments affectent différemment certains patients (Simon de Denus, Chaire Beaulieu-Saucier en pharmacogénomique).
On a également découvert comment l'analyse des données réelles sur les cancers urologiques permet de valider l'efficacité des nouveaux traitements, afin de justifier leur coût et d'assurer aux patients un accès rapide aux dernières innovations médicales (Alice Dragomir, Chaire Sanofi sur l’usage des médicaments).
Enfin, l'accent a été mis sur les soins aux aînés avec le développement de formations interactives en ligne visant à optimiser la pharmacothérapie gériatrique et à favoriser la déprescription sécuritaire (Louise Papillon Ferland, Fonds des Alliés de la Faculté).
La technologie au service du geste clinique
Le champ d'exercice des pharmaciennes et pharmaciens s’est considérablement élargi au cours des dernières années, faisant émerger des besoins accrus en développement et rehaussement des compétences des futures professionnelles et futurs professionnels. Fruit d'une collaboration étroite avec de nombreux experts cliniciens et de dons majeurs de nos partenaires, le projet de modernisation des laboratoires de pratique professionnelle permet aujourd'hui d'offrir des environnements d'apprentissage à la hauteur des nouvelles responsabilités de la profession, grâce à des activités de simulation immersive et virtuelle en pharmacie. (Claude Mailhot, Francis Richard, Jérôme Tousignant et Katherine Desforges)
Temps fort de la soirée, la visite des installations a permis de découvrir le nouveau visage de cet enseignement pratique :
- Le Centre de simulation Pharmaprix : Un espace permettant aux étudiants de s'exercer à la gestion des activités d'officine et aux consultations complexes dans un environnement sécuritaire par le biais d’activités de simulation de situations réelles en pharmacie communautaire.
- La salle de découverte du milieu hospitalier : Une salle dédiée à la découverte du milieu hospitalier pour préparer les diplômés à la diversité des pratiques.
- La télésimulation interprofessionnelle : Une plateforme de visioconférence où les étudiants en pharmacie, médecine et sciences infirmières collaborent à distance avec des patients simulés pour résoudre des cas cliniques en équipe. Présence d’un instructeur pour superviser et faciliter les discussions.
- MyDispense : Une plateforme de simulation virtuelle interactive, issue d'une collaboration internationale, qui permet de valider des ordonnances et de simuler des cas cliniques de manière très concrète.
Un cocktail placé sous le signe de l'échange
L'événement s'est conclu par un cocktail convivial, lors duquel les échanges ont continué naturellement. La Faculté de pharmacie de l'UdeM n'est pas simplement en train de former des pharmaciens, des professionnels du médicaments et des chercheurs, elle réinvente la façon de le faire, un projet à la fois, grâce à des partenaires qui y croient, pour le plus grand bénéfice de la population québécoise.
