![]() | Voici un résumé en français des travaux : Dans cet article, on a étudié la manière dont le cerveau apprend à partir des récompenses et des erreurs, en se concentrant sur le rôle de la dopamine dans la motivation, l’apprentissage et la prise de décision. Dans la maladie de Parkinson, les traitements médicamenteux peuvent améliorer les symptômes moteurs, mais ils peuvent aussi réduire la flexibilité cognitive, rendant plus difficile l’adaptation du patient au changement des situations. Cette étude examine comment différents niveaux de dopamine tonique influencent l’apprentissage, l’effort et la prise de risque. Plutôt que d’agir uniquement comme un signal de récompense ou de punition, la dopamine apparaît également comme un indicateur de la difficulté d’une tâche et du degré d’engagement de l’individu. À l’aide d’un modèle computationnel des ganglions de la base, nous avons simulé deux tâches d’apprentissage dans lesquelles les individus doivent adapter leurs choix après un changement inattendu des règles. Ces simulations ont permis de comparer trois groupes : des individus en bonne santé, des patients parkinsoniens sous traitement, et des patients parkinsoniens sans traitement. Les résultats montrent que les niveaux de dopamine influencent fortement la capacité à changer de stratégie, et démontrent qu’un excès autant qu’un déficit de dopamine entraînerait une performance réduite. Le modèle reproduit avec succès des schémas déjà observés dans des études cliniques. Il soutient également une nouvelle hypothèse : la valeur émotionnelle d’une action (qu’elle soit perçue comme positive ou négative) influence l’apprentissage en modifiant les niveaux de dopamine tonique, indépendamment des signaux dopaminergiques rapides associés à une rétroaction immédiate. Ce travail revisite les conceptions classiques du rôle de la dopamine dans l’apprentissage et apporte de nouvelles perspectives sur les symptômes cognitifs de la maladie de Parkinson. |

