
Jade Gauvin, Naghme Radmannia, Sylvie Marleau et Simon-Pierre Gravel | Consultez l’article complet.
Les maladies cardiovasculaires représentent l'une des premières causes de décès à l'échelle mondiale, et les traitements actuels de l'infarctus du myocarde restent limités dans leur capacité à protéger le tissu cardiaque. Une équipe de recherche de la Faculté de pharmacie, dirigée par les professeurs Sylvie Marleau et Simon-Pierre Gravel, publie aujourd'hui des résultats qui pourraient changer la donne.
L'étude cosignée par les étudiantes Jade Gauvin et Maïté Veilleux, la diplômée Naghme Radmannia, l'agente de recherche Liliane Ménard et le professeur émérite Huy Ong témoigne de la vitalité de la relève et de la richesse des expertises réunies au sein de la Faculté.
Leurs travaux portent sur le MPE-298, une molécule de synthèse conçue pour agir sur le récepteur CD36, une protéine impliquée dans le métabolisme cardiaque et dans les mécanismes d'inflammation. Dans un modèle animal d'infarctus, l'administration d'une seule dose de MPE-298 juste avant la reprise de la circulation sanguine a permis de réduire la taille de la zone lésée de près de 44 %. La molécule agit en limitant l'accumulation toxique d'acides gras dans le cœur dans les premières heures critiques suivant l'obstruction, tout en modulant des gènes associés au stress oxydatif et à l'inflammation.
Ces résultats, publiés dans la revue FEBS Open Bio, confirment le potentiel cardioprotecteur du MPE-298 et ouvrent la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les patients victimes d'une crise cardiaque.
*L’étude a également été possible grâce à la contribution de David N. Huynh, Caroline Daneault, Ahsanullah Ahsanullah, André C. Carpentier, William D. Lubell, et Matthieu Ruiz. |