| Le secteur de la santé contribue de façon importante aux émissions de gaz à effet de serre, et les activités liées à la pharmacie hospitalière font partie des enjeux ciblés pour réduire cette empreinte environnementale. Dans ce contexte, le professeur Jean‑François Bussières, en collaboration avec Guillaume Escoffier et Geneviève Ouellet, cosigne une étude publiée dans les Annales pharmaceutiques françaises portant sur l’état du développement durable en pharmacie hospitalière au Québec. Première du genre, l’étude offre un portrait concret de ce qui se fait, et de ce qui reste à faire, pour réduire l'empreinte environnementale du médicament à l'hôpital. Plusieurs établissements ont déjà amorcé un virage écoresponsable : création de comités en développement durable, implantation d’initiatives visant à réduire l’empreinte carbone et réflexion sur les pratiques pharmaceutiques plus durables. Cependant l’étude met également en lumière les principaux défis rencontrés, notamment le manque de temps, de ressources et de planification institutionnelle. Pionnière au Québec, l'équipe du Département de pharmacie du CHU Sainte-Justine est engagée dans cette démarche depuis plus d'une décennie. Ses travaux franchissent maintenant une étape supplémentaire : le calcul du premier bilan carbone d'un département de pharmacie hospitalière, réalisé à l'aide d'un nouvel outil développé en partenariat avec le CIRAIG. Cette avancée a été présentée en mars 2026 au 30e congrès de l’European Association of Hospital Pharmacists à Barcelone, devant la communauté européenne de pharmacie hospitalière. Ces travaux illustrent comment la pharmacie hospitalière peut se positionner comme acteur à part entière de la transition écologique dans le système de santé. |

