L’anévrisme de l’aorte abdominale (AAA) est une maladie aux conséquences potentiellement graves. Lorsque la paroi de cette artère essentielle se fragilise et se dilate, le risque de rupture augmente. Or, aucun médicament ne permet aujourd’hui de freiner efficacement la progression des petits anévrismes.
C’est à ce défi que s’attaque Marc Servant, professeur à la Faculté de pharmacie. Avec son équipe, il cherche à mieux comprendre les mécanismes cellulaires qui contribuent à la formation et à la progression de l’anévrisme, dans l’espoir d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Au cœur de leurs travaux : une enzyme appelée USP17, qui régule la stabilité de la protéine KLF4, un acteur clé de la modification du comportement des cellules musculaires lisses des vaisseaux sanguins. Lorsque ces cellules perdent leur fonction contractile, elles peuvent contribuer à fragiliser la paroi de l’aorte. Les premiers résultats de l’équipe montrent qu’en réduisant l’activité d’USP17, les niveaux de KLF4 diminuent, ce qui favorise le retour des cellules à leur fonction contractile.
Ce financement donnera à l’équipe les moyens d’approfondir cette piste et d’évaluer le potentiel de l’USP17 en tant que nouvelle cible thérapeutique. Ces travaux pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour une maladie dont les options de traitement demeurent limitées.
